Je suis né dans une île amoureuse du vent...

Bonjour à tous.

C’est moi : jp

Je suis né dans une île amoureuse du vent…

Je suis Martiniquais et je vis au pays.

Voyages, culture, musique : tout m’intéresse, d’ici ou d’ailleurs.

J'aime : la cuisine de mon pays, lire un bon livre, le zouk et le blues, la biguine et le gwoka...


Eternel actif, je rêve de satisfaire mes passions d'humaniste et mon envie d'être utile.


Ma devise : "Exister est un fait, vivre est un art" (Frédéric LENOIR)




dimanche, décembre 02, 2012

Rubens, j'adore !




De retour dans mon île natale, la Martinique si chère à mon cœur, après un assez court séjour –pour raisons familiales- à Paris.

Quelques expositions bien sûr.

TROIS EXPOSITIONS PARISIENNES

  •   Le XXe siècle en quatre-vingts dessins de presse, œuvres des grands illustrateurs disposées sur les grilles du Jardin du Luxembourg :

Mai 68 par Cabu



  • Paris Photo :

Photo Malick Sidibé


  • L’ombre du fou rire, exposition à la fondation Cartier du peintre chinois Yue Minjun, né en 1962, en Chine où il demeure :

Isolated island, peinture de Yue Minjun



LE SYNDROME DE STENDHAL

Mais à vrai dire, j’ai rencontré le syndrome de Stendhal, non pas lors de ces visites de lieux d’exposition, mais en feuilletant un « beau livre » tout près du trou des Halles, à la librairie Mona lisait.
  
Cette émotion décrite par Stendhal qui la vécut lors de son voyage à Florence, en Italie.


RUBENS, J'ADORE

Il faut que je vous dise, une fois de plus sans doute, mon amour pour l’art figuratif.
Rien ne m’émeut davantage qu’un tableau exaltant la beauté qu’elle soit d’un paysage, d’une scène de la vie des hommes, ou d’une femme.

Il faut que je vous dise mon amour pour Pierre Paul Rubens à travers ses tableaux :

La kermesse :


La kermesse de Rubens



La kermesse de Rubens (détail)



L’enlèvement des filles de Leucippe :






Avant mon voyage, je ne voyais que par ces deux œuvres qui représentaient pour moi tout le talent du peintre :

- La kermesse par la description d’une fête populaire à la campagne,
- L’enlèvement des filles de Leucippe par le mouvement et la force qui se dégagent de ce tableau.


CHARITE ROMAINE
Mais, au hasard des pages, donc, un tableau me sauta aux yeux, la "charité romaine" :

Charité romaine de Pierre Paul Rubens (détail)


Cette scène où l’on voit une femme qui présente –fort joliment- son sein à un homme, n’est pas ce que vous croyez !

C’est l’histoire d’une jeune femme nourrissant ainsi, à chacune de ses visites, son père enchaîné dans une prison où il est condamné à mourir de faim :

Charité romaine de Pierre Paul Rubens

MON AMI Pierre Paul RUBENS

Dans son art comme dans sa vie, mon ami Pierre Paul Rubens a tout pour plaire, tout pour me plaire.

A l’opposé de l’artiste maudit tirant le diable par la queue, d’une grande culture, il connut de son vivant la reconnaissance de son talent. Il est encore de nos jours un des artistes les plus représentés dans les grands musées du monde. 

Amoureux du plaisir, il sut peindre la femme avec des formes sensuelles. Ses compositions joyeuses, pleines de couleur, plaisent en ces temps troublés de l’Europe du XXVIème siècle.

D’un heureux tempérament, il se vit même confier des missions diplomatiques, travaillant à l'étranger pour son pays et laissant alors aux peintres de son atelier le soin de commencer ses œuvres…

Heureux homme donc que Pierre Paul Rubens avec qui nous venons de passer -du moins je l'espère- un agréable moment.

Et comme on dit chez nous :

A +

Jean-Pierre MAURICE

samedi, octobre 20, 2012

Martinique : merveilleux jardin créole




C’est par l’Angelus, ce très beau tableau du Martiniquais Henri Gueydon, que s’ouvre ce modeste coup de projecteur sur cet élément important du  patrimoine martiniquais : le jardin créole.

Angelus d'Henri Gueydon (détail). Deux cultivateurs prient à l'heure de l'angelus, le coutelas planté en terre.




Sous le nom de jardin caraïbe, cette belle réalisation qu’est l’écomusée de l’anse Figuier à Rivière Pilote  présente le jardin créole comme un micro-espace d’exploitation agricole familiale portant les marques originelles des composantes amérindiennes et africaines.

Autre acteur engagé, le sociolinguiste Serge HARPIN a donné ses lettres de noblesse au jardin créole en menant des  enquêtes sur ce sujet, sur les quatre îles créoles que sont la Dominique, la Guadeloupe, la Martinique et Sainte Lucie.



Serge Harpin, sociolinguiste martiniquais, auteur d'une recherche sur le jardin créole


Selon l’hebdomadaire Antilla citant Serge Harpin, on relève :
« la proximité du jardin créole avec la maison d’habitation et le caractère familial de l’exploitation.
Le jadin-bô-kay est en filiation directe avec le jardin des esclaves.
Le jardin créole est un système traditionnel d’association de cultures, à base vivrière, orienté vers l’autoconsommation ; le surplus étant réservé au marché intérieur.
 Ce système traditionnel d’association peut réunir un très grand nombre d’espèces et de variétés sur une même surface, généralement modeste voire très modeste. »


Le saviez-vous ? Le jardin créole comporte aussi des plantes médicinales (en créole : rimèd razié), et même une protection contre les mauvais sorts.
Il est organisé en « carreaux » (espaces) : carreau d’ignames mélangées à des choux de Chine, carreau de cultures maraîchères…



Dans la mémoire collective, le jardin créole a sa place :

Durant la deuxième guerre mondiale, durant la période dite de l’amiral Robert, la Martinique avait su faire face au blocus maritime en utilisant ses ressources agricoles. Cette période dénommée « an tan Robè » (du temps de l’amiral Robert), est restée dans les mémoires comme une période difficile, mais néanmoins réussie par la population.

Et depuis, la grève de 2009, durement ressentie, a posé la question de la dépendance alimentaire.


Décidément, le jardin créole n’a pas dit son dernier mot…

N’est-ce pas ?


Jean-Pierre MAURICE

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