Je suis né dans une île amoureuse du vent...

Bonjour à tous.

C’est moi : jp

Je suis né dans une île amoureuse du vent…

Je suis Martiniquais et je vis au pays.

Voyages, culture, musique : tout m’intéresse, d’ici ou d’ailleurs.

J'aime : la cuisine de mon pays, lire un bon livre, le zouk et le blues, la biguine et le gwoka...


Eternel actif, je rêve de satisfaire mes passions d'humaniste et mon envie d'être utile.


Ma devise : "Exister est un fait, vivre est un art" (Frédéric LENOIR)




dimanche, septembre 09, 2012

Martinique, bel péyi



Bonjour à vous,

C’est reparti pour une nouvelle année, que je vous souhaite à tous, que je nous souhaite à tous bonne et pleine de vie.

C’est depuis une petite plage de Martinique, située à Sainte-Luce -vous savez, entre Corps de Garde et l’hôtel Pierre et Vacances-, que m’est venue l’idée de ce message de rentrée. Le clapotis des vagues si doux à mon oreille et le bain si délicieux m’ont cette fois encore fait penser : Martinique, bel péyi !

Et aussi, à la manière de notre chanteur Francisco : la vi-a bel !

Francisco


Le voici donc ce message « musical » promis.
Francisco - de son vrai nom Frantz Charles Denis- est un de mes chanteurs martiniquais préférés.

Femmes Matinik doux, Aimin la vi, Soleil du péyi moin, Caroline : j’écoute souvent ses chansons, toujours avec autant de plaisir. Elles chantent –toujours avec élégance- la joie, la beauté féminine, l’amour, la vie…

Mais c’est le titre « An bel péyi » qui m’est venu au cœur et à l’esprit, tandis que je goûtais au plaisir d'un bon bain de mer.

Dans ce titre, Francisco, éclectique et humaniste, chante ses thèmes épicuriens préférés.

Ecoutez-donc cet extrait où il nous parle aussi d’un pays melting pot (en créole tout’ moun’ mélangé) où il fait bon vivre, la Martinique :



J’aime écouter Francisco chanter en créole « Un beau bouquet de fleurs, un bon blaff de poisson avec une bonne biguine… blanc ou noir, mulâtre ou chabine, tous mélangés… un pays comme celui-là, tout ce qu’on peut en dire : c’est un paradis ». Pas vous ?

Martinique, bel péyi ! Puisse cette idée nous accompagner, tout au long de cette année 2012-2013 !

Portez-vous bien,

Jean-Pierre MAURICE

samedi, juillet 21, 2012

Vacances 2012 au pays Martinique


Ah, l'odeur du lambi grillé !

Décidément, ces vacances 2012 au péyi s’annoncent plutôt bien.

Les activités sont nombreuses, nombreuses et variées.

Pour les amoureux du livre et du pays Martinique, cette grille de mots croisés Martinique des vacances 2012.

Ils vous demanderont certes un petit effort cérébral.

Mais vous vous rendrez compte qu’ils sont bien de chez nous !

Alors, allons y donc !


Et surtout, bonne vacances !

Jean-Pierre MAURICE






Ces mots croisés vous sont offerts par « les Neuf Piliers de la sagesse ».


mercredi, juin 13, 2012

La Martinique au plus près de la culture du monde


VIVRE EST UN ART
On n'est jamais si bien servi que par soi-même, n'est-ce pas ?

Pour ce qui sera sans doute mon avant-dernier message précédant les vacances, c'est donc de moi -et de mon 1er livre- qu'il sera question aujourd'hui : "Les Neuf Piliers de la sagesse".

AU SALON du LIVRE :


C'était en mars 2012, au salon du livre de Paris. Que d'émotions ! ! !




Je n'en dirai pas plus.

Le voici donc, ce livre, tel qu'il a été présenté dans le magazine ANTILLA.:




VIVRE EST UN ART
Marc-Aurèle dans ses « Pensées » a écrit : « Le monde est changement ».
Richard Carlson, penseur américain, a écrit : « Choisissez bien vos croisades ».
Aimé Césaire a écrit : « Je suis du côté de l’espérance, mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté ».

LES NEUF PILIERS DE LA SAGESSE, RECUEIL DE CITATIONS DU MONDE
Voilà  trois pensées tirées des « Neuf Piliers de la sagesse », un recueil de citations très diverses sur l’art de bien mener sa vie politique, personnelle, intellectuelle, artistique. Le beau, le bien, le juste, comment y atteindre ? C’est ce que Jean-Pierre MAURICE, l’auteur du recueil , nous invite à chercher en revisitant les grands penseurs (Socrate, Gandhi, Schopenhauer, Abraham Lincoln, Shakespeare, etc....  ) mais aussi des moins grands et moins connus qui ont   apporté également leur pierre à la construction humaine ( Emmet Fox, John Graz, Elisabeth Towne, la baronne Staffe, Georges Barbarin, Oswald Wirth, etc.... ).



Une idée originale et à saluer car ainsi Jean-Pierre MAURICE replace la Martinique dans le grand courant du monde de la pensée et de la réflexion philosophique et politique.

PENSEES DE SAGES, PROVERBES ET MAXIMES
Les Martiniquais  dont la culture traditionnelle est faite de bien des proverbes qui souvent ont franchi l’Atlantique avec eux,  ne seront pas insensibles aux diverses maximes, y compris arabes ou africaines, qui sont citées dans ce recueil comme : « Marche en avant de toi-même comme le chameau guide la caravane » ou : « Ce qui est passé a fui, ce que tu espères est absent, mais le présent est à toi »

LA MARTINIQUE  DU TOUT-MONDE
C’est un petit livre magique, car il nous rappelle aussi que nous,  Martiniquais, pouvons largement puiser dans la sagesse mondiale, sans vergogne et sans honte, car cette sagesse mondiale, nous y avons apporté notre contribution grâce à nos grands penseurs et écrivains qui font partie du Tout-Monde comme chaque être humain.

(texte paru dans le journal ANTILLA)

Jean-Pierre Maurice
Les Neuf Piliers de la sagesse
85 pages. 8,90 €


Le prochain message sera... musical.

Tchao, bye-bye


Jean-Pierre MAURICE






mardi, mai 15, 2012

De l'esclave a l'homme


Après la peinture, c’est de sculpture aujourd’hui qu’il sera question. Mais à vrai dire, loin de la dimension esthétique, c’est à une approche culturelle, mémorielle et émotionnelle que nous allons nous livrer. Puisque qu’en cette période du mois de mai propice aux commémorations de l’émancipation des esclaves à la Martinique, elle concerne la sculpture touchant à l’abolition de l’esclavage.

UN ECLAIRAGE NOUVEAU SUR L’EMANCIPATION DES ESCLAVES
Pour être tout à fait franc, c’est à une récente conférence que vous devez ce message : une conférence donnée le 1er mai 2012 à l’hôtel de ville de Schoelcher par l’écrivain martiniquais André LUCRECE.  Un éclairage nouveau au combat mené par Aimé CESAIRE pour l’émancipation de l’homme . Un éclairage nouveau qui prend en compte à la fois la détermination des esclaves à se libérer et également l’action de l’abolitionniste Victor Schoelcher.


TROIS SCULPTURES
C’est à voyage en 3 temps, à travers trois sculptures, toutes présentes sur le sol de la Martinique, que je vous convie.
Le 1er temps est une statue bien connue de Victor Schoelcher en libérateur des Noirs.
Le 2ème temps est la statue de la liberté de René Corail (dit Khokho), représentant une femme l’arme à la main.  Elle fut installée en grande pompe le 22 mai 1971, place du 22 mai à Trénelle à Fort-de-France.
Le 3ème temps est le fameux mémorial de l’anse Cafard représentant 15 victimes de la traite des Noirs.


Victor Schoelcher
« Rappelez-vous la statue de Schoelcher qui est devant le Palais justice de Fort-de-France : c'est une jeune fille dont les chaînes viennent de tomber et qui envoie  un baiser de reconnaissance à son libérateur Victor Schoelcher lequel d'une main l'enveloppe d'un grand geste paternel plein de bonté et de l'autre lui montre le chemin… L'oeuvre est assez belle. -Mais retenez l'inspiration : C'est l'oeuvre d'un blanc… » (Aimé CESAIRE)


Statue de la liberté de René Corail




 « Et maintenant regardez la statue de René Corail: c'est une femme, une négresse, peut-être la Martinique, qui, soutenant son enfant blessé d'une main, peut-être son enfant mort, brandit de l'autre main une arme, elle ne pleure pas, elle se bat… Ici  le nègre n'est plus l'objet, il est le sujet. Il ne reçoit plus la liberté il la prend et on nous le montre la prenant. Une grande négresse , larme à la main, maniant son arme, comme ses ancêtres la sagaie. Eh bien cela, c'est la vision martiniquaise de la libération des nègres Et seul un Nègre pouvait l'avoir. Et c'est parce que René-Corail la rendue, cette vision, avec fougue et éclat que je salue en lui" un grand artiste nègre et un grand sculpteur antillais. » Aimé CESAIRE

 



Cap 110 : Mémorial de l'Anse Cafard de Laurent Valère






























































































 
Oeuvre du Martiniquais Laurent Valère, cet ensemble de 15 statues blanches à la tête baissée, est un monument dérangeant.
L'artiste rend ici hommage aux disparus de la traite des Noirs.

Le 8 Avril 1830, un navire négrier en provenance du golfe de Guinée jette l'ancre dans les parages dangereux de l'Anse Cafard...

A 23 heures, des cris et des craquements sinistres déchirent la nuit.

Le bateau, disloqué sur les rochers, pris dans la furie d'une mer déchaînée fut entièrement détruit. Le lendemain, 46 cadavres furent repêchés. Les corps des marins négriers furent inhumés au cimetière du Diamant et les noyés africains, à quelque distance du rivage.

Tout proche du célèbre rocher du Diamant, le mémorial de l'Anse Cafard dégage une sensation de malaise. Ici, pas de haine, pas de révolte ni d'esclave brisant ses chaînes. Ici, simplement, des Hommes sans visages, tous pareils dans l'expression d'un sort commun et injuste.


A la vue de ce mémorial, on se surprend à méditer sur l'histoire des îles des Antilles et sur l'horreur pour les Noirs d'Afrique de ce grand voyage à bord des bateaux négriers.

On en sort pensif et plein d'humilité...


LA MEMOIRE DE L'ESCLAVAGE

Vous l’avez compris : ces trois sculptures, ce voyage en trois pas, représentent, selon moi, les trois éléments constitutifs et complémentaires de la mémoire de l’esclavage : 

  •  l’action des abolitionnistes,
  •  la révolte des esclaves… 
  • et le respect de l’homme, le sens de l’humanité et l’humilité suscités par cette douloureuse histoire.
l

Et comme on dit chez nous : A +

Jean-Pierre MAURICE





jeudi, mai 03, 2012

LA PEINTURE EN MARTINIQUE


En ces temps incertains, c’est à un petit voyage au monde de l’art et de la peinture que je vous invite aujourd’hui,  pour élever nos âmes.

TROIS TABLEAUX DES ENFANTS DU PAYS MARTINIQUE 

Elever nos âmes, au moyen de trois tableaux produits, réalisés dans notre « petite » île, par des enfants du pays Martinique, qui ont eu tous les deux un impact au dehors :

* Paule CHARPENTIER d’abord, dont le style s’apparente à l’impressionnisme. Née JACQUES –JOSEPH à Fort de France en 1910 et décédée en 2004, elle fut  l’épouse d’Hector CHARPENTIER lui aussi peintre autodidacte. Elle a senti l’âme du pays dont elle a su représenter les mouvements de liesse populaire.

* Alexandre BERTRAND ensuite, né au Morne des Esses en Martinique en 1918. Son parcours l’amena à Paris où il rencontra une jeune roumaine, Anca IONESCU (Anca BERTRAND) avec laquelle il rentra en Martinique. En 1967, il partit pour le Canada, pays dont il prit la nationalité. Décédé en Martinique en 1995.

Sans doute les experts ou les spécialistes en art auraient-ils choisi des productions artistiques plus récentes.

Mais, en ce qui me concerne, je dois bien vous avouer une fois encore mon goût pour les œuvres disons figuratives…

C’est d’un très bel ouvrage, intitulé « La peinture en Martinique », paru en 2007 à HC Editions, réalisé sous la direction de Gerry L’ETANG et préfacé par Alfred MARIE-JEANNE, que j’ai tiré cette substance, à travers 3 tableaux intitulés :

  •  Bal à la campagne
  •  Bèlè
  • Le vidé du carnaval.

LA MARTINIQUE DE LA JOIE

A ces seuls énoncés, les plus perspicaces d’entre vous auront déjà reconnu mon parti pris festif, puisque ces trois œuvres nous montrent, au fond, la Martinique de la joie :


Bal à la campagne par Alexandre BERTRAND



Bèlè par Paule CHARPENTIER



Le vidé du carnaval par Paule CHARPENTIER



Pour ma part, le thème de « Bal à la campagne » m’a fait penser à « la kermesse » de Rubens. Vous savez : ce tableau représentant une scène champêtre où des paysans font joyeusement et furieusement la fête. Mais avec cependant, dans cette campagne martiniquaise, une certain élégance que l’on devine chez les personnages.

Le second tableau, "Bèlè", représente le joyeux face à face de la femme et de l’homme, avec, me semble-t-il, beaucoup d'amour de la vie.

Enfin, "Vidé du carnaval" dégage, à mon avis, par son foisonnement de couleurs, un extraordinaire appétit de vivre qui habite ces femmes et ces hommes emportés par la danse.

Sur ce salut à la peinture de Martinique, je vous souhaite, je nous souhaite à tous , quoiqu'il arrive : un bon mois de mai.

Et comme on dit chez nous : A +

Jean-Pierre MAURICE

mardi, avril 17, 2012

DANMYE : J'ADORE !

C’est d’une belle soirée, passée à Fort de France, que je vais vous parler aujourd’hui : une swaré bèlè.

A vrai dire, je suis assez ému en m’installant devant mon clavier, car mon « papier » est attendu.
Attendu par mon ami Claude. Mon ami Claude qui m’a fait plaisir en me confiant ses -belles- photos réalisées ce soir là sous le grand marché de Fort de France. Mon ami Claude qui doit se demander à quelle sauce je vais bien pouvoir assaisonner ses magnifiques clichés.

Le bèlè (photo : Claude Jean-Baptiste)

   
Une soirée bèlè y était organisée, donc. Mais je vais vous confier un secret : pour ma part ce soir là, seul le damyé était dans mon cœur.

Derrière la scène, en hauteur : un drapeau rouge-vert-noir.

Et sur la scène : le tambour.

Danmyé : face à face (photo : Claude Jean-Baptiste)


Dans son livre « Esquisses martiniquaises », Lafcadio Hearn, qui vécut intensément, entre Etats-Unis et Japon, une période martiniquaise de 2 ans environ avant l'éruption de la montagne Pelée, présente ainsi le bèlè, ressuscitant du passé cette vision de chez nous :

« … les anciennes danses africaines la caleinda et la bélé …se dansent le dimanche au son du tambour dans presque toutes les plantations de l’île… l’instrument s’appelle aussi souvent un ka, parce qu’on le fait d’un quart de tonneau, en patois ka.

Nu jusqu’à la ceinture l’habile joueur de tambour chevauche son instrument, et joue simultanément des deux mains… Parfois il appuie le talon soit légèrement soit fort contre la peau, de façon à produire des changements de ton…. Le bruit du tambour lui-même, bien joué, exerce un pouvoir farouche qui produit et domine toute l’exaltation de la danse ; c’est un roulement double et compliqué qui s’élève et retombe d’une façon très particulière…
Il y a paraît-il plusieurs façons de jouer, des rythmes différents familiers à tous ces gens de couleur, mais que les étrangers ne distinguent qu’avec peine.
Et il y a parfois de grands concours entre des tambouyés célèbres. « 

Vous l’avez sans doute compris, le tambour bèlè de la Martinique est authentiquement martiniquais.  Et on assiste à un regain de cette part de la culture de l’île.

Certains même disent que l’espri danmyé, qui suppose travail, respect des règles et force mentale, est un antidote à la décadence de la société martiniquaise.

Pour ma part, plus qu’au bélè, c’est au danmyé que va ma préférence.

Le danmyé, cette danse « de combat » au son du tambour.

Danmyé : esquive et feinte (photo : Claude Jean-Baptiste)


Toute la famille du danmyé était là ce soir là.
 Et les combattants, 2 par 2,  ont régalé l’assistance de nombreux combats dont un de femmes.
Feintes, esquives, coups de pied, balayages, et même lévé fessé : 

Danmyé : lévé fessé (photo : Claude Jean-Baptiste)


C’était ce soir là, lawonn danmyé.

Et comme on dit chez nous : A +

Jean-Pierre MAURICE

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