Je suis né dans une île amoureuse du vent...

Bonjour à tous.

C’est moi : jp

Je suis né dans une île amoureuse du vent…

Je suis Martiniquais et je vis au pays.

Voyages, culture, musique : tout m’intéresse, d’ici ou d’ailleurs.

J'aime : la cuisine de mon pays, lire un bon livre, le zouk et le blues, la biguine et le gwoka...


Eternel actif, je rêve de satisfaire mes passions d'humaniste et mon envie d'être utile.


Ma devise : "Exister est un fait, vivre est un art" (Frédéric LENOIR)




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vendredi, janvier 30, 2015

France : liberté, égalité, fraternité


Liberté, égalité, fraternité : réaffirmer la devise et l’idéal républicains



Les tueries des 7 et 8 janvier 2015, commises en France, à Paris, à la rédaction du journal de Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher sont inadmissibles. Mais, plus encore, grande fut la stupéfaction des Français en apprenant que certains d’entre eux avaient refusé  de respecter une minute de silence au lendemain des attentats.

UNE LIBERATION DE LA PAROLE SUR DES SUJETS QUE L’ON CROYAIT TABOUS
Le choc du terrorisme -extérieur et intérieur- a entraîné une incroyable journée de marche républicaine et aussi une libération de la parole sur des sujets que l’on croyait tabous.

Je suis Charlie : marche républicaine du 11 janvier 2015


TERRORISME, BANLIEUES, VIVRE ENSEMBLE
Au-delà des interrogations sur la place de la religion ou sur l’état des banlieues, ce mouvement de prise de parole s’est étendu jusqu’au doute sur l’avenir de la France accusée d’aveuglement ou même de faiblesse morale face à des problèmes depuis longtemps bien posés mais mis « sous le tapis ».

En effet : terrorisme, banlieues, vivre ensemble… nul ne sait aujourd’hui si la société française saura apporter des réponses fermes et efficaces à toutes ces questions.

En réalité, face au gangstéro-intégrisme, les nécessaires dispositifs juridique et carcéral ne suffiront pas. Il faudra sans doute  également prendre en charge le mal-être des enfants perdus de la République.

 
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE
Et surtout, la France doit désormais croire en elle-même, en utilisant l’un de ses meilleurs atouts : l’humanisme de son fameux triptyque « liberté, égalité, fraternité ».

Citant ainsi la psychanalyste Julia Kristeva «En proclamant la laïcité, nous en faisons souvent une religion. Il faudrait que la laïcité reprenne l’œuvre des Lumières, qu’elle nous protège de ce que la religion a de liberticide… ».
 


TOURNER LE DOS AU PESSIMISME
La première conséquence de cette démarche serait de tourner le dos au pessimisme et d’offrir des perspectives nouvelles. N'est-ce pas ?
 
Jean-Pierre MAURICE

jeudi, janvier 15, 2015

Les enfants perdus de la République


Après le discours plein de lucidité sur l’état de la France de Gilles Kepel, Malek Boutih,  Lydia Guirous, un point de vue de Jean-Pierre MAURICE sur les enfants perdus de la République.
 
France : je suis solidaire des valeurs de la République


On croyait la France à terre, avec la terrible fusillade  de Charlie Hebdo, résultat d’une fatwa contre le rédacteur en chef de cet hebdomadaire satirique français. Mais la suite nous a montré que non. Blessé, en état de choc, le pays s’est redressé, aux cris de « Je suis Charlie », lors d’une incroyable journée de « marche républicaine ».

Mais on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine appréhension : les solutions d’hier seront-elles à la hauteur de la tâche qui nous attend au lendemain de ce 11 janvier 2015 ? Comment répondre au terrorisme ?

La France est d’autant plus touchée qu’elle a été la cible de ses fils Français de France, enfants perdus de la République.

Attention, en effet : des fractures profondes apparaissent aujourd’hui, révélant ici ou là, au moment de la minute de silence à la mémoire des victimes, qu’une partie de la jeunesse n’adhère pas à l’idéal de la République. Et ça, c’est plus grave.

 
La France doit désormais croire en elle-même et mieux faire pour inciter tous ceux qui demeurent sur son sol, au respect des valeurs de la République. Son avenir est à ce prix.

Jean-Pierre MAURICE

samedi, mars 08, 2014

MARTINIQUE : où va l'école ?


Dans une récente et subtile interview accordée au magazine l’Etudiant, Mme Catherine Bertho-Lavenir -rectrice de l’académie de Martinique, dresse  le portrait d’aujourd’hui et de demain de l’école et de l’université en Martinique.

Le sujet est d’importance et n’est pas sans inquiéter maints observateurs du microcosme martiniquais. A l’université bien sûr : éclatement de l'Université des Antilles et de la Guyane (UAG), querelles intestines, fuite des étudiants…  Mais aussi dans les lycées et collèges où bon nombre de chefs d’établissements portent avec foi, courage, intelligence et persévérance les espoirs d’une Martinique de l’effort et de la réussite.
Pour sa part, la rectrice de l’académie de la Martinique, qui reconnaît que «les familles attendent beaucoup de l'école »  esquisse un constat :


Catherine Bertho-Lavenir (rectrice de Martinique)



-Pour l’université d’abord :

« L'UAG a de très bons enseignants et un fort potentiel. En outre, elle occupe un créneau sur lequel elle n'a pas vraiment de concurrents. C'est l'avant-poste de l'enseignement supérieur en France pour les États-Unis, l'Amérique centrale et les Caraïbes. »


Puis pour l’école :

« La société caraïbe combine un taux de chômage élevé et la montée d'une délinquance liée à la drogue»


 
Mais c’est bien évidemment une sorte de programme qui nous est présenté dans cette subtile interview en deux temps :

-Pour l’université : « inciter (les jeunes) à intégrer l’UAG »

-Pour l’école : « L'objectif est que les élèves entrent au collège en maîtrisant les outils de la réussite scolaire… »

En conclusion, Mme   Catherine Bertho-Lavenir affirme :

 « Les établissements scolaires sont des bastions où nous essayons de faire régner le calme pour les élèves… il faut investir dans le scolaire. C'est un impératif de la République. »

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Comme nous le savions tous, l’université et l’école de Martinique ont du pain sur la planche… loin des querelles.

Jean-Pierre MAURICE