Je suis né dans une île amoureuse du vent...

Bonjour à tous.

C’est moi : jp

Je suis né dans une île amoureuse du vent…

Je suis Martiniquais et je vis au pays.

Voyages, culture, musique : tout m’intéresse, d’ici ou d’ailleurs.

J'aime : la cuisine de mon pays, lire un bon livre, le zouk et le blues, la biguine et le gwoka...


Eternel actif, je rêve de satisfaire mes passions d'humaniste et mon envie d'être utile.


Ma devise : "Exister est un fait, vivre est un art" (Frédéric LENOIR)




vendredi, novembre 21, 2014

Couleurs de la vie



Couleurs de la vie : le témoignage de 10 auteurs
 
Couleurs de la vie Un livre de Jean-Pierre MAURICE
 
 
Lucides, et passionnés par l’humain, ces hommes et ces femmes souvent hors du commun ont écrit sur des sujets divers.

 
Poètes, écrivains, économistes ou médecins… Chacun à sa manière, ils ont écrit leur ouvrage, révélant les couleurs de la vie.

 
Boris Cyrulnik, Édouard Glissant, Anselm Grun, Khalil Gibran, Aimé Césaire, Raphaël Confiant, Nicolas Baverez, Maxime Chattam, Rosette Poletti et Barbara Dobbs, Jacques Attali. De l’avenir du monde à l’art de vivre en harmonie… ils ont apporté leur pierre à l’édifice.

 
Couleurs de la vie : le témoignage de 10 auteurs.

 Couleurs de la vie : un éclairage sur 10 livres qui vous passionneront.

Reprenant ses chroniques publiées au fil du temps sur le portail internet MyBOOX, Jean-Pierre Maurice a choisi de mettre en lumière ces livres de notre temps.
 

Couleurs de la vie, un livre de Jean-Pierre MAURICE

mardi, septembre 16, 2014

Brouage : la merveilleuse histoire de Marie MANCINI, première passion de Louis XIV


 
Vous avez dit « Brouage » ?
 
En Charente-Maritime, à 35 km de Royan, Brouage est connue comme la cité du sel ou encore comme la ville de l’amitié franco-québécoise. Mais ce lieu de promenade nous raconte aussi la merveilleuse histoire de Marie MANCINI : le premier amour du roi Louis XIV.
 
Marie MANCINI, premier amour du Roi Soleil

 
Née à Rome, au mois d'août 1639, dans une famille de la noblesse italienne, Marie Mancini était la nièce du cardinal Mazarin qui la fit venir à la cour de France.
En 1658, Marie MANCINI tombe en pleurs face à la maladie du roi que l’on dit condamné. Ces larmes, qui resteront dans l’histoire, attirent l’attention de Louis XIV.
Le roi guéri, Marie devient alors la reine de la cour de Fontainebleau, animant fêtes et bals de sa charmante présence, séduisant l’esprit de Louis par sa culture et conquérant le cœur du roi avec qui elle partage sa passion pour la littérature.
Louis déclare même vouloir épouser Marie. Mais la raison d’Etat rôde… et l’emporte sur cet amour. Louis acceptera d’épouser l’infante d’Espagne, afin de rapprocher les deux pays et de faire cesser les guerres entre les deux Etats.
Au moment de son départ en exil pour Brouage, voyant Louis pleurer, Marie dira « Vous pleurez Sire, vous êtes le maître et moi je pars ».
En juin 1659, Marie part en exil à la Rochelle où Louis qui l’aime encore lui envoie des lettres et un collier de perles.
En 1659, alors que Louis XIV part pour l’Espagne, on lui accorde d’aller rendre visite à Marie. Il se verront seuls à seuls, pour la dernière fois.
En 1661, Marie épousera Lorenzo Colonna, Connétable de Naples, un homme beau et riche que son oncle Mazarin lui trouva avant de mourir.
La belle histoire d'amour de LOUIS XIV et Marie MANCINI
 
Belle histoire de légende que celle de Marie MANCINI qu’on imagine encore regardant tristement l’horizon, sur les remparts de Brouage.
 
N'est-ce pas ?
 
Jean-Pierre MAURICE
 
 
 
 
 
 
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jeudi, avril 17, 2014

Photographie : Henri Cartier-Bresson, l'oeil du 20ème siècle


Henri Cartier-Bresson.
J’avais rendez-vous ce jour-là avec un grand photographe. L’un des plus grands du XXème siècle : Henri Cartier-Bresson (1908-2004). C’était à Paris. A Beaubourg, au musée Georges Pompidou : une très belle exposition !

Je connaissais et j’aimais l’auteur de « Un dimanche au bord de la Marne », photographie témoin des moeurs populaires d’avant la deuxième guerre mondiale en France.


 

 

Je connaissais son art de la composition, sa capacité à saisir les images à la fois les plus fugitives et les plus signifiante, armé de son Leica, ce mythique appareil photo qui lui permettait de prendre des images sur le vif, en toute discrétion.


 Mais je dois dire que j’ignorais beaucoup de la vie et de l’œuvre de celui qui fut surnommé “l’oeil du siècle”.

Henri Cartier-Bresson avait étudié  tout d’abord étudié la peinture et fréquenté les surréalistes. Mais il avait également par la suite été un artiste politiquement engagé, y compris dans la presse communiste. Exposé dans les grands musées (Museum of Modern Art de New-York –le fameux MOMA), il avait enfin créé après la guerre la coopérative Magnum Photos, sillonnant lui-même le monde en photoreporter.


Pour ma part, j’adore tout particulièrement :
 
Prostituées de Calle Cuanchtemoctzim (Mexique) :

 
 


 

 
 
Shanghaï. Scène de panique à Shanghaï quand l’or fut mis en vente pendant les derniers jours du Kuomintang :
 
 
 

Et surtout : Moscou, 1954 :


Moscou


 
Henri Cartier-Bresson fut le 1er photographe occidental à entrer en URSS après la mort de Staline
Cette photo nous montre deux jeunes femmes de Moscou regardées par deux soldats, rendant peut-être ainsi à l’URSS le statut d’un pays comme les autres, où le regard des hommes contemple la beauté féminine...

 

Quelle plus belle conclusion que cette pensée d'action d'Henri Cartier-Bresson :

"Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur » 

N’est-ce pas ?


 Jean-Pierre MAURICE

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Jean-Pierre Maurice est également l'auteur du livre de photographies :

La Martinique des années 70
Blurb
24 pages - 3,99 €
La Martinique des années 70 : le livre

Contact :
Jean-Pierre MAURICE
Téléphone : 06 96 27 24 98
contact@jpmaurice.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
http://martinique-70.populus.org
 
 

samedi, avril 05, 2014

Photo : Afrique, la fête à Paris par Jean-Pierre MAURICE


A la veille de laisser ma Martinique natale pour un assez long séjour que j’espère agréable en « métropole », je me décide enfin à sortir cette photo –prise en 1975- d’un foyer africain à Paris.

Descendu de Bordeaux en décembre 1974, je redécouvrais alors Paris, avec un œil de photographe amateur cette fois.

A l’époque, j’adorais écouter le Gros Ka dans les rues de Paris ou au jardin de la basilique du Sacré-Coeur à Montmartre. Et la troupe martiniquaise de théâtre « Ki mafouti é sa » attirait les foules de familles antillaises. Mais nous y reviendrons…

Paris 20ème, métro Porte de Montreuil. J’ai pris cette photo par un bel après-midi d’un beau samedi de juin :
Foyer africain à Paris en 1975. Copyright : Jean-Pierre MAURICE
 
Tam Tam et danses africaines. Le soleil est au rendez-vous, et la joie est sur les visages, au cours de cette journée « portes ouvertes » au foyer des travailleurs africains du 49 avenue Léon Gaumont, Paris 20ème arrondissement.
Un moment de fête, mais aussi de revendication pour les locataires de ce foyer alors en lutte depuis 5 ans.
Décidément, comme l’a si bien dit Saint Augustin : «  Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page… ».
N’est-ce pas ?
 Portez-vous bien,
 Jean-Pierre MAURICE
 
 

dimanche, mars 30, 2014

Carnaval de Martinique. Tanbou Bô Kannal : les meilleurs ?



Une carte postale de Jean-Pierre MAURICE met en avant Tanbou Bô Kannal, le groupe à pied bien connu du carnaval de Martinique :
 
J’ai pris cette photo à Fort-de-France, tout près de place de la Savane, au carnaval 2014...

 
Tanbou Bô Kannal. Photo : Jean-Pierre MAURICE


Authentique référence du carnaval martiniquais, le groupe Tanbou Bô Kannal (TBK) est né en 1973 à Fort-de-France, au quartier rive droite Levassor (Bô Kannal) *.

Ce goupe à pied, composé de joueurs de tambour, de joueurs de ti bois (tibwa) frappant deux baguettes sur un bambou, de cuivres et de danseuses, est né à une période où les chars sonorisés et précédant les carnavaliers attiraient les foules grâce à la puissance de leurs décibels.

Sa popularité lui a valu d’être un modèle aujourd’hui répandu et très valorisé, quasiment chaque commune de l’île ayant désormais son orchestre de rue.

A la fois groupe à pied et association militante de la culture martiniquaise ayant une approche musicale et sociale, Tanbou Bô Kannal inspire la fierté pour avoir si bien su préserver et promouvoir la tradition populaire du carnaval de Martinique.
 

Jean-Pierre MAURICE
*Voir "La Martinique des années 70" de Jean-Pierre MAURICE : un témoignage -en images et en mots- d'une époque où la Martinique cherchait son identité, à travers ses manifestations culturelles ou les nombreux conflits sociaux du moment.
 


Jean-Pierre MAURICE, auteur du cliché :


 « J’ai pris cette photo à Fort-de-France, tout près de place de la Savane, au carnaval 2014.

Je souhaitais mettre en valeur l’originalité du groupe -par ses tambours et ses ti-bois (baguettes frappant un bambou), ainsi que ses costumes.
La vidéo (publiée sur Youtube) que j’ai filmée le même jour révèle d’autres détails (les danseuses) et montre bien l’émerveillement de la spectatrice ravie dansant sur le trottoir. »


Vidéo « Tanbou Bô Kannal » sur Youtube :






 

samedi, mars 08, 2014

MARTINIQUE : où va l'école ?


Dans une récente et subtile interview accordée au magazine l’Etudiant, Mme Catherine Bertho-Lavenir -rectrice de l’académie de Martinique, dresse  le portrait d’aujourd’hui et de demain de l’école et de l’université en Martinique.

Le sujet est d’importance et n’est pas sans inquiéter maints observateurs du microcosme martiniquais. A l’université bien sûr : éclatement de l'Université des Antilles et de la Guyane (UAG), querelles intestines, fuite des étudiants…  Mais aussi dans les lycées et collèges où bon nombre de chefs d’établissements portent avec foi, courage, intelligence et persévérance les espoirs d’une Martinique de l’effort et de la réussite.
Pour sa part, la rectrice de l’académie de la Martinique, qui reconnaît que «les familles attendent beaucoup de l'école »  esquisse un constat :


Catherine Bertho-Lavenir (rectrice de Martinique)



-Pour l’université d’abord :

« L'UAG a de très bons enseignants et un fort potentiel. En outre, elle occupe un créneau sur lequel elle n'a pas vraiment de concurrents. C'est l'avant-poste de l'enseignement supérieur en France pour les États-Unis, l'Amérique centrale et les Caraïbes. »


Puis pour l’école :

« La société caraïbe combine un taux de chômage élevé et la montée d'une délinquance liée à la drogue»


 
Mais c’est bien évidemment une sorte de programme qui nous est présenté dans cette subtile interview en deux temps :

-Pour l’université : « inciter (les jeunes) à intégrer l’UAG »

-Pour l’école : « L'objectif est que les élèves entrent au collège en maîtrisant les outils de la réussite scolaire… »

En conclusion, Mme   Catherine Bertho-Lavenir affirme :

 « Les établissements scolaires sont des bastions où nous essayons de faire régner le calme pour les élèves… il faut investir dans le scolaire. C'est un impératif de la République. »

                                                                 *****
Comme nous le savions tous, l’université et l’école de Martinique ont du pain sur la planche… loin des querelles.

Jean-Pierre MAURICE



dimanche, février 16, 2014

Martinique en photos : dans la vallée de la profitation

« Péyi-a sé ta nou, péyi-a sé pa ta yo »

La grève de février 2009 à la Martinique est encore dans toutes les mémoires.
Revendication matérielle ? Ou symbolique ? Les avis et les analyses divergent sur ce mouvement profond de malaise, de mal-être, de mal à être.

 Pour ma part, c’est un article de Rodolf ETIENNE, paru dans le quotidien France-Antilles qui me conduisit à cette exposition à l’Atrium à Fort-de-France où j’ai connu ce jour-là un vrai moment d’émotion, rappel –comme l’a si bien dit Jean-Yves BERTOGAL (JYB)- rappel de « l’armada d’un peuple qui se lève… dans la vallée de la pwofitasyon ».
L’exposition ? Celle des photos de Jean-Guy CAUVER, bien-sûr, ce photographe qui nous invite à revivre la grève de février 2009.

Photo : Jean-Guy CAUVER


Pas moins de 368 clichés sur les murs de l’Atrium. Certains familiers, d’autres moins connus.

Que fut en réalité ce mouvement ? Une révolte à composante culturelle ou raciale ? Ou un combat sur le terrain économique et social ?
Chacun pourra se faire son idée en allant voir cette exposition.

 
En tout cas, autour de cette grève contre la profitation,  le photographe, dans cette interview menée par Rodolf ETIENNE, se définit comme un militant photographe soucieux d’alimenter mémoire collective et archives, affirmant qu’ « il faut des archives pour marquer les époques et le temps ».

 Merci, Jean-Guy CAUVER.
 
Jean-Pierre MAURICE

lundi, décembre 09, 2013

Jean-Pierre MAURICE au salon international du livre de Martinique




Interview de Jean-Pierre MAURICE
auteur du livre "Les Neuf Piliers de la sagesse"
au salon international du livre de Martinique en décembre 2013

Heureuse initiative du Conseil Régional de Martinique -et de son président Serge LETCHIMY- que ce 1er salon international du livre !

Serge LETCHIMY et l'auteur Jean-Charles PAMPHILE au salon du livre de Martinique


Aux invités de la culture francophone (Dany LAFERRIERE…) s’étaient jointes de grandes pointures de la littérature française(Daniel PICOULY…) antillaise Daniel MAXIMIN, Suzanne DRACIUS…) ou même anglophone (Ian RANDLE, éditeur de la Jamaïque ).

Né en Jamaïque en 1940, Ian RANDLE a travaillé pendant plusieurs années pour des éditeurs britanniques, avant de fonder sa propre maison d'édition : Ian Randle Publishers (IRP). Il fut le 1er éditeur en langue anglaise de la Caraïbe. Ian Randle figure parmi les plus influents des Jamaïcains

Et également, au carré des auteurs, de « jeunes « auteurs de Martinique, Guadeloupe ou Guyane, et de la diaspora antillaise.

Les journaliste animateurs étaient de la fête (Jocelyn ABATUCCI, Claude BOURGRAINVILLE, Adams KWATE, Arlette PACQUIT…).

Tables rondes et conférences ont rythmé ce salon. Ainsi que de nombreuses animations.





Renaud SAE : chant et guitare pour France Inter au salon du livre de Martinique
   
Woulo bravo aux organisateurs de ce magnifique moment de culture.

C’est au carré des auteurs que Jean-Pierre MAURICE a présenté ses ouvrages :
Les Neuf Piliers de la sagesse -De Socrate à Aimé Césaire
The Nine Pillars of Wisdom
La Martinique des années 70

Jean-Pierre MAURICE est le porte-parole d’un humanisme universel bienveillant étendu à la culture antillaise, par les voix d’Aimé Césaire ou d’Edouard Glissant.

***************
Chaude ambiance donc, en ce carré des auteurs qui bénéficiait de la proximité du carré littéraire animé par José DALMAT :
Jean-Yves BERTOGAL dit JYB slame au salon du livre de Martinique

Quelques auteurs (difficile de les citer tous, n'est-ce pas):



Marie-Ange PIGEON

PIGEON Marie-Ange au salon du livre de Martinique




José CLAVOT



Le dessinateur José CLAVOT au salon du livre de Martinique
 
Widad AMRA
Widad AMRA au salon du livre de Martinique

Mylène DANGLADES

DANGLADES Mylène (à droite) au salon du livre de Martinique

Jean-Yves BERTOGAL dit JYB

JYB au salon du livre de Martinique

Jean-Charles PAMPHILE
Jean-Charles PAMPHILE au salon du livre de Martinique


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Interview de Jean-Pierre MAURICE au salon international du livre de Martinique.


Jean-Pierre MAURICE au salon international du livre de Martinique

Bonjour Jean-Pierre MAURICE
Bonjour.

Dites-moi, Jean-Pierre MAURICE : The Nine Pillars of Wisdom ? C’est le titre de l’un des 3 ouvrages que vous présentez sur ce salon. Vous êtes anglophone ?
Pas vraiment. En publiant ce livre dans sa version anglaise, disons que j’ai voulu, que j’espère, être lu à New-York, ou dans la Caraïbe et y porter le message d’un humanisme universel bienveillant.

Qui êtes-vous, Jean-Pierre MAURICE ?
Comme l’a écrit le poète : je suis né dans une île amoureuse du vent. Cette île, c’est la Martinique ; et j’y suis attaché comme la laminaire, cette algue qui évolue dans la mer tout en restant accrochée à son rocher. J’aime les belles choses, les voyages, l’art et les gens. A ma manière, je suis fils d’Aimé Césaire dont une citation clôture mon ouvrage –« les Neuf Piliers de la sagesse », Aimé CESAIRE qui fut poète, écrivain, homme politique et humaniste martiniquais. Je cite Aimé Césaire : « C’est quoi, une vie d’homme ? C’est le combat de l’ombre et de la lumière… C’est une lutte entre l’espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur… Je suis du côté de l’espérance, mais d’une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté. ».

Jean-Pierre MAURICE, racontez-nous donc. « Les Neuf Piliers de la sagesse » ? De quoi s’agit-il ?
Il s’agit d’un ouvrage à plusieurs facettes. Un ouvrage qui invite le lecteur à trouver des leçons de vie auprès d’écrivains, poètes, philosophes, religieux de toutes les époques et de tous les pays. Les clés de la réussite et du bonheur ne sont pas à inventer : elles existent déjà dans l’histoire, sous forme de citations, proverbes, maximes, pensées de sagesse énoncées en peu de mots. Je me suis donc attaché à rassembler ces pensées sous des rubriques (des piliers) qui sont autant de marches vers la réussite de sa vie et le bonheur qu’on en éprouve.

C’est donc un livre sur le bonheur ?
Oui, c’est un peu ça. Selon Bouddha -je cite- « Si l’on veut le bonheur, 3 lampes doivent être allumées par l’homme : le don, la discipline ainsi que la sagesse. ». Nous avons là trois des principaux ingrédients de la recette du bonheur qui sont : la bonté, la sagesse et l’effort.

Et la Martinique, dans tout cela ?
La Martinique n’est pas si loin. Bien des Martiniquais s’interrogent sur notre avenir et sur la psychologie des sociétés créoles. Certains parlent même de « société énervée ». Mais comme on dit chez nous « Cé grain’ di ri ki ka plein sac » : le changement de la société passe aussi par chacun de nous. Vous savez, ce que nous réserve la vie dépend beaucoup de nous . Pour ma part, j’aime beaucoup cette citation de Mathieu RICARD : « Devenez jardinier de votre bonheur ».

Certains de vos amis vous surnomment « la philo », m’a-t-on dit. Quelle est pour vous la citation préférée de votre livre ?
Je pourrais vous répondre en citant :
Bouddha : "Avec nos pensées, nous créons le monde"
Gandhi : "Toute âme qui s'élève élève le monde"
Martin Luther King : "Tout ce qui est fait de grand dans le monde est fondé sur l'espoir"

Mais je vous dirai aujourd'hui que ma citation préférée des « Neuf Piliers de la sagesse » est celle d’Horace, poète romain d’avant Jésus Christ –Martiniquais avant l’heure :
« Mêle à ta sagesse un grain de folie"
Plus sérieusement, certains pourraient croire que ces citations de tous les pays sont un amusement comme on dit chez nous « pour les petits enfants ». Pour ma part, je crois profondément qu’elles constituent au contraire un concentré de la sagesse humaine dont nous pouvons nous, par ici, tirer le meilleur parti.

Le mot de la fin pour ce salon international du livre de Martinique ?
Le mot de la fin ? Vous savez, cette sagesse de l’humanité n’est pas un simple apport venu du froid, venu d’ailleurs; mais elle peut au contraire nous donner par ici un « bel balan »: je veux dire une force et un élan nouveau pour une vie meilleure.
Nous venons de porter en terre Pierre ALIKER, compagnon de lutte d’Aimé CESAIRE à la tête de la mairie de Fort-de-France où il oeuvra à la création de crèches et à l'éradication de la malaria. Toujours de blanc habillé, et connu pour sa rigueur intellectuelle et sa discipline personnelle. A mon avis, Pierre ALIKER a mis en pratique et en valeur au moins ces trois ingrédients de la recette de la vie dont je parlais tout à l’heure : la bonté, la sagesse et l’effort.

Moins sérieusement, je m’aiderai, pour conclure, d’un bon vieux cantique de Noël de chez nous :
Les Neuf Piliers de la sagesse ? « Allons-y-donc gaiement ! »
Bonne lecture à tous.

Jean-Pierre MAURICE
Martinique, décembre 2013

jeudi, novembre 21, 2013

Les défis l'Université des Antilles et de la Guyane

MARTINIQUE : VOUS AVEZ DIT "UAG" ? L'université des Antilles et de la Guyane traverse une crise qui pourrait bien lui être fatale et déboucher sur son éclatement.

L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DANS LES REGIONS ULTRAPERIPHERIQUES (RUP) (Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion) Dès 2006, dans un ouvrage collectif dirigé par Raoul Lucas et Karin Radojcic et paru aux Editions KARTHALA, Eric NABAJOTH posait déja, par une contribution* d'une trentaine de pages, la problématique de cette université tripolaire. C'est en 1888 qu'est fondée l'Ecole de Droit de la Martinique, avec une formation assurée par des professionnels locaux. En 1971, création du Centre universitaire Antilles-Guyane.

1982 : CREATION DE L'UNIVERSITE DES ANTILLES ET DE LA GUYANE Le décret du 2 juillet 1982 transforme le centre universitaire Antilles-Guyane en Université des Antilles et de la Guyane. Le passage de la formule "Antilles-Guyane" à celle "des Antilles et de la Guyane" n'est pas qu'une simple coquetterie sémantique. Il témoigne de l'identification de deux zones distinctes se situant dans des univers originaux. La revendication d'une académie de la Guyane resurgit et débouche, par un effet d'entraînement, sur le décret n° 96-1147 du 26 décembre 1996 créant trois académies.


LA DIFFICILE ELABORATION D'UNE STRATEGIE L'université est désormais confrontée à des logiques éducatives s'appuyant sur des bases territoriales différentes du territoire universitaire. Avec la décentralisation, progressivement, chaque collectivité entend investir uniquement pour des opérations se déroulant sur son propre territoire. Les demandes sociales visant à la domiciliation des formations et des structures de décision se multiplient." Dans ce contexte, l'auteur reconnaît la difficile élaboration d'une stratégie...

UNE VISION PREMONITOIRE En conclusion, Eric NABAJOTH nous livre cette vision prémonitoire : "L'UAG est à la croisée des chemins. Au moment où s'opèrent de grands rassemblements pour faire contrepoids à un processus de mondialisation et de marchandisation de la culture, elle est confrontée à des revendications identitaires fortes des sociétés qui constituent son territoire d'élection et à une concurrence accrue dans son action internationale. Le défi est d'importance aujourd'hui. En réalité, plus que le défi de la refondation, c'est celui de l'existence de l'université qui est à l'ordre du jour."

XXXXXXXXXX

*Les défis de l'Université des Antilles et de la Guyane, par Eric NABAJOTH.
Eric NABAJOTH est maître de conférences en science politique. Il est auteur de l'ouvrage "Les relations internationales dans la caraïbe". Plusieurs fois doyen de l'UFR des Sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe, il a occupé les fonctions de directeur de cabinet à la présidence de l'université.

dimanche, novembre 03, 2013

Sacré SAS !

« Son altesse Sérénissime le Prince Malko Linge, Chevalier de droit de l’Aigle Noir, Margrave de Basse-Lusace, Chevalier de l’Ordre des Séraphins, Chevalier de l’Ordre de Malte, pour ne citer que certains de ses titres, regardait à travers les fenêtres de la bibliothèque du château de Liezen…Il vida d’un seul coup son verre… et allait se retourner pour rejoindre ses invités lorsqu’une masse chaude se colla à son dos. Il n’eut pas de mal à reconnaître les seins lourds d’Alexandra qui s’écrasaient contre son costume d’alpaga… » Sauve-qui-peut à Kaboul, Gérard de Villiers.


Raciste ? Sexiste ? Ainsi sont souvent caractérisés le personnage et les aventures du Prince Malko Linge, dit SAS (Son Altesse Sérénissime), héros des romans d’espionnage de Gérard de Villiers.

Pour ma part, je les ai –je crois bien- tous lus. Avec malgré tout une délectation qui ne m’a jamais quitté. Après avoir dévoré les James Bond et OSS 117, puis fait le détour par les orchidées de James Hadley Chase et l’inspecteur Steve Carella du commissariat à l’ambiance newyorkaise du 87ème district d’Ed Mc Bain, c’est vers la fin des années 60 que j’ai découvert, ravi, ces aventures sulfureuses d’un agent secret aristocrate aux yeux blonds.

La Turquie, le Brésil ou même les Caraïbes... J’ai adoré ces introductions toujours extraordinaires et toujours surprenantes, qui n’étaient pas sans rappeler celles de l’écrivain Chester Himes.

J’ai apprécié le rythme vif et sans pitié de ces enquêtes tout autour du monde de Gérard De Villers. Son secret ? Une vérité crue et un réalisme sans fard

. Mais c’est plus tard que j’ai compris à quel point l’auteur, Gérard De Villiers, était bien informé des arcanes du monde qu’il révélait à mots couverts à chacune des étapes des voyages de SAS.

Gérard de Villiers est parti.
Je n’aurai donc plus-et vous non plus peut-être- le plaisir de ces livraisons régulières.
Qui sait ? Je veux croire que d’autres épisodes paraîtront, pour mon grand bonheur.

mercredi, mars 20, 2013

Vers le côté ensoleillé de la vie



On the sunny side of the street


Prends ton chapeau
Laisse tes angoisses sur le pas de la porte.
Dirige tes pas
Vers le côté ensoleillé de la rue
.



C’était un soir du mois d’août.
C’aurait pu être à Paris, à New-York ou bien à Fort de France.
Mais c’était, ce soir-là du mois d’août 2012, à une nuit romane en Charente-Maritime, non de Royan, tout près de Saujon, à l’abbaye de Sablonceaux.
Un grande fête de l’été, comme il y en a tant en France.

Sur la scène, 5 musiciens nous régalaient d’airs de jazz à la mode New Orleans.
Le bonheur, quoi !

Soudain, un air connu, bien connu.
Une chanson composée aux Etats Unis en 1930, devenu depuis un standard –un classique- du jazz. Jouée ou chantée par Billie Holliday, Diana Krall, Frank Sinatra ou Louis Armstrong :


                                         On the sunny side of the street, par Louis Armstrong


Charme de la musicienne ou de la nuit d’été ? Je prêtai donc l’oreille à cette chanson qui disait:

N'entends-tu pas trottiner ?
Et ce joyeux brouhaha est le bruit de tes pas.
La vie peut être si douce
Du côté ensoleillé de la rue.
 


N’en déplaise aux grincheuses, n’en déplaise aux grincheux, cette chanson véritablement inspirée  délivre depuis plus de 3/4 de siècle un message d’optimisme, de dignité, d’espoir et de joie.
De cet espoir et de cette dignité que pour ma part j’ai trouvé par un froid dimanche new yorkais dans cette église de l’Abyssinian church à New-York où la communauté noire célébrait l’amour de Jésus. Dans ces prêches et dans ses chants, j’ai retrouvé ce matin-là toute l’histoire négro américaine du temps des esclaves des champs de coton à celui de l’Amérique d’Obama.

Jean-Pierre MAURICE sur le pont de Brooklyn



Ami, « la musique est un cri qui vient de l’intérieur… ».

Ecoute avec moi Diana Kralll chanter “On the sunny side of the street” :






Et dirige toi aussi tes pas vers le côté ensoleillé de la vie.




Et comme on dit chez nous : A +

Jean-Pierre MAURICE