Je suis né dans une île amoureuse du vent...

Bonjour à tous.

C’est moi : jp

Je suis né dans une île amoureuse du vent…

Je suis Martiniquais et je vis au pays.

Voyages, culture, musique : tout m’intéresse, d’ici ou d’ailleurs.

J'aime : la cuisine de mon pays, lire un bon livre, le zouk et le blues, la biguine et le gwoka...


Eternel actif, je rêve de satisfaire mes passions d'humaniste et mon envie d'être utile.


Ma devise : "Exister est un fait, vivre est un art" (Frédéric LENOIR)




dimanche, février 22, 2015

France : vous avez dit banlieues ?



Après Charlie, que doit-on penser de la France des banlieues d’aujourd’hui ?



Autant l’avouer, nous cherchons tous des réponses à cette très stratégique question.


C'est aussi l’objet d’un livre de Jean-Pierre MAURICE : France : banlieues, vous avez dit « banlieues » ? .

Jean-Pierre MAURICE à Paris
Dans 'France : banlieues, vous avez dit « banlieues »', cette question plus que jamais dans l’air du temps est au centre de la réflexion avec le condensé d’un remarquable article du sociologue Cyprien Avenel, paru dans la revue CAIRM.

Selon François Chérèque, la crise des banlieues nous explose à la figure ; le départ pour le jihad est le signe d’un défaut d’intégration ; et le refus des jeunes de suivre la minute de silence en mémoire des victimes est le signe qu’ils se sentent discriminés.

Mais le constat est là : des familles qui se sentent mises de côté, abandonnées, oubliées de la République.  Avec comme un regret des espoirs des années 80.


93. Banlieues, ségrégation, immigration. Racisme, chômage, violences urbaines. Politique de la Ville, multiculturel, intégration. Marche des Beurs, zones de non-droit, ghettos...

 
Comment en est-on arrivés là ?

 
 
En présentant cette analyse de Cyprien Avenel selon laquelle ' la question des « banlieues » renvoie à des mécanismes de ségrégation et à des logiques de stigmatisation ', Jean-Pierre MAURICE, diplômé de sociologie de l’université de Bordeaux, revient à ses premières amours.


 

France : banlieues, vous avez dit « banlieues » : un livre de Jean-Pierre MAURICE.


Bientôt disponible sur Amazon

vendredi, janvier 30, 2015

France : liberté, égalité, fraternité


Liberté, égalité, fraternité : réaffirmer la devise et l’idéal républicains



Les tueries des 7 et 8 janvier 2015, commises en France, à Paris, à la rédaction du journal de Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher sont inadmissibles. Mais, plus encore, grande fut la stupéfaction des Français en apprenant que certains d’entre eux avaient refusé  de respecter une minute de silence au lendemain des attentats.

UNE LIBERATION DE LA PAROLE SUR DES SUJETS QUE L’ON CROYAIT TABOUS
Le choc du terrorisme -extérieur et intérieur- a entraîné une incroyable journée de marche républicaine et aussi une libération de la parole sur des sujets que l’on croyait tabous.

Je suis Charlie : marche républicaine du 11 janvier 2015


TERRORISME, BANLIEUES, VIVRE ENSEMBLE
Au-delà des interrogations sur la place de la religion ou sur l’état des banlieues, ce mouvement de prise de parole s’est étendu jusqu’au doute sur l’avenir de la France accusée d’aveuglement ou même de faiblesse morale face à des problèmes depuis longtemps bien posés mais mis « sous le tapis ».

En effet : terrorisme, banlieues, vivre ensemble… nul ne sait aujourd’hui si la société française saura apporter des réponses fermes et efficaces à toutes ces questions.

En réalité, face au gangstéro-intégrisme, les nécessaires dispositifs juridique et carcéral ne suffiront pas. Il faudra sans doute  également prendre en charge le mal-être des enfants perdus de la République.

 
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE
Et surtout, la France doit désormais croire en elle-même, en utilisant l’un de ses meilleurs atouts : l’humanisme de son fameux triptyque « liberté, égalité, fraternité ».

Citant ainsi la psychanalyste Julia Kristeva «En proclamant la laïcité, nous en faisons souvent une religion. Il faudrait que la laïcité reprenne l’œuvre des Lumières, qu’elle nous protège de ce que la religion a de liberticide… ».
 


TOURNER LE DOS AU PESSIMISME
La première conséquence de cette démarche serait de tourner le dos au pessimisme et d’offrir des perspectives nouvelles. N'est-ce pas ?
 
Jean-Pierre MAURICE

jeudi, janvier 15, 2015

Les enfants perdus de la République


Après le discours plein de lucidité sur l’état de la France de Gilles Kepel, Malek Boutih,  Lydia Guirous, un point de vue de Jean-Pierre MAURICE sur les enfants perdus de la République.
 
France : je suis solidaire des valeurs de la République


On croyait la France à terre, avec la terrible fusillade  de Charlie Hebdo, résultat d’une fatwa contre le rédacteur en chef de cet hebdomadaire satirique français. Mais la suite nous a montré que non. Blessé, en état de choc, le pays s’est redressé, aux cris de « Je suis Charlie », lors d’une incroyable journée de « marche républicaine ».

Mais on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine appréhension : les solutions d’hier seront-elles à la hauteur de la tâche qui nous attend au lendemain de ce 11 janvier 2015 ? Comment répondre au terrorisme ?

La France est d’autant plus touchée qu’elle a été la cible de ses fils Français de France, enfants perdus de la République.

Attention, en effet : des fractures profondes apparaissent aujourd’hui, révélant ici ou là, au moment de la minute de silence à la mémoire des victimes, qu’une partie de la jeunesse n’adhère pas à l’idéal de la République. Et ça, c’est plus grave.

 
La France doit désormais croire en elle-même et mieux faire pour inciter tous ceux qui demeurent sur son sol, au respect des valeurs de la République. Son avenir est à ce prix.

Jean-Pierre MAURICE

mercredi, décembre 10, 2014

Condorcet, le courageux philosophe


Condorcet, un intellectuel d’exception
Défendant les droits de l’homme et de la femme et s’opposant à l’esclavage, ce mathématicien du XVIIIème siècle s’est intéressé à la philosophie à la politique.

 
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Né en 1743, Condorcet fut mathématicien, économiste, philosophe et homme politique français. Considéré comme le dernier des philosophes du XVIIIème siècle, son message reste actuel et sa démarche intellectuelle d’exception pourrait aujourd’hui servir d’exemple.

 « Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans. »
Condorcet

 



Condorcet le philosophe

Il y a des mots, qui traversent le temps. Des œuvres qui révèlent leur profonde vérité seulement des années et des années plus tard. Des hommes intelligents, lucides et pleins de bon sens qui laissent trace et qui méritent d’être reconnus encore aujourd’hui comme de grands hommes. Condorcet est de ceux-là.

 

De multiples talents

Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet, plus connu sous le nom de Nicolas de Condorcet était un homme aux multiples talents. À la fois philosophe, mathématicien, homme politique et représentant des Lumières, cet homme né le 17 septembre 1743 à Ribemond et mort le 29 mars 1794 à Bourg-la-Reine est notamment connu pour ses travaux sur la statistique et les probabilités. C’est en 1765 que Nicolas de Condorcet se distingue en tant que mathématicien grâce à son essai sur le calcul intégral. Quatre ans plus tard, il entre à l’Académie des sciences où il devient le secrétaire perpétuel. En 1782, il entre à l’Académie française. Dès cette époque, l’homme semble être plus intéressé par les probabilités, l’économie et le progrès social que par les mathématiques pures.

 

Les combats de Condorcet

En plus d’être un excellent mathématicien, Nicolas de Condorcet menait d’importants combats pour les droits de l’homme. Sa liberté de pensée le conduisit à la mort. En avance sur son époque, il s’engagea par ses écrits, notamment à propos de :

·         La liberté du culte

·         L’instruction publique

·         L’égalité des hommes et des femmes

·         L’esclavage des noirs

 


L’héritage de Condorcet

Nicolas de Condorcet était un des grands Penseurs du Siècle des Lumières, affirmant que : « Toute société qui n’est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans. ». De nos jours de nombreux lycées ou collèges portent son nom. Mais Condorcet, qui fut un acteur important de la Révolution française, ne fut pas reconnu de son vivant. Arrêté, il se suicida dans sa cellule pour échapper à la guillotine.
 
Saurons-nous reconnaître et réparer comme l’écrivit si bien Claude Servan Schreiber cette : « injustice trop longtemps perpétrée à l’endroit d’un homme éblouissant qui, justement a consacré sa vie à combattre toutes les iniquités » ?

Saurons-nous aujourd’hui, à l’image de Condorcet, user de la raison critique, dans l'espoir du progrès humain et dans le respect des valeurs républicaines ?

 

Jean-Pierre MAURICE
Texte paru sur Contenu gratuit

vendredi, novembre 21, 2014

Couleurs de la vie



Couleurs de la vie : le témoignage de 10 auteurs
 
Couleurs de la vie Un livre de Jean-Pierre MAURICE
 
 
Lucides, et passionnés par l’humain, ces hommes et ces femmes souvent hors du commun ont écrit sur des sujets divers.

 
Poètes, écrivains, économistes ou médecins… Chacun à sa manière, ils ont écrit leur ouvrage, révélant les couleurs de la vie.

 
Boris Cyrulnik, Édouard Glissant, Anselm Grun, Khalil Gibran, Aimé Césaire, Raphaël Confiant, Nicolas Baverez, Maxime Chattam, Rosette Poletti et Barbara Dobbs, Jacques Attali. De l’avenir du monde à l’art de vivre en harmonie… ils ont apporté leur pierre à l’édifice.

 
Couleurs de la vie : le témoignage de 10 auteurs.

 Couleurs de la vie : un éclairage sur 10 livres qui vous passionneront.

Reprenant ses chroniques publiées au fil du temps sur le portail internet MyBOOX, Jean-Pierre Maurice a choisi de mettre en lumière ces livres de notre temps.
 

Couleurs de la vie, un livre de Jean-Pierre MAURICE

mardi, septembre 16, 2014

Brouage : la merveilleuse histoire de Marie MANCINI, première passion de Louis XIV


 
Vous avez dit « Brouage » ?
 
En Charente-Maritime, à 35 km de Royan, Brouage est connue comme la cité du sel ou encore comme la ville de l’amitié franco-québécoise. Mais ce lieu de promenade nous raconte aussi la merveilleuse histoire de Marie MANCINI : le premier amour du roi Louis XIV.
 
Marie MANCINI, premier amour du Roi Soleil

 
Née à Rome, au mois d'août 1639, dans une famille de la noblesse italienne, Marie Mancini était la nièce du cardinal Mazarin qui la fit venir à la cour de France.
En 1658, Marie MANCINI tombe en pleurs face à la maladie du roi que l’on dit condamné. Ces larmes, qui resteront dans l’histoire, attirent l’attention de Louis XIV.
Le roi guéri, Marie devient alors la reine de la cour de Fontainebleau, animant fêtes et bals de sa charmante présence, séduisant l’esprit de Louis par sa culture et conquérant le cœur du roi avec qui elle partage sa passion pour la littérature.
Louis déclare même vouloir épouser Marie. Mais la raison d’Etat rôde… et l’emporte sur cet amour. Louis acceptera d’épouser l’infante d’Espagne, afin de rapprocher les deux pays et de faire cesser les guerres entre les deux Etats.
Au moment de son départ en exil pour Brouage, voyant Louis pleurer, Marie dira « Vous pleurez Sire, vous êtes le maître et moi je pars ».
En juin 1659, Marie part en exil à la Rochelle où Louis qui l’aime encore lui envoie des lettres et un collier de perles.
En 1659, alors que Louis XIV part pour l’Espagne, on lui accorde d’aller rendre visite à Marie. Il se verront seuls à seuls, pour la dernière fois.
En 1661, Marie épousera Lorenzo Colonna, Connétable de Naples, un homme beau et riche que son oncle Mazarin lui trouva avant de mourir.
La belle histoire d'amour de LOUIS XIV et Marie MANCINI
 
Belle histoire de légende que celle de Marie MANCINI qu’on imagine encore regardant tristement l’horizon, sur les remparts de Brouage.
 
N'est-ce pas ?
 
Jean-Pierre MAURICE
 
 
 
 
 
 
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jeudi, avril 17, 2014

Photographie : Henri Cartier-Bresson, l'oeil du 20ème siècle


Henri Cartier-Bresson.
J’avais rendez-vous ce jour-là avec un grand photographe. L’un des plus grands du XXème siècle : Henri Cartier-Bresson (1908-2004). C’était à Paris. A Beaubourg, au musée Georges Pompidou : une très belle exposition !

Je connaissais et j’aimais l’auteur de « Un dimanche au bord de la Marne », photographie témoin des moeurs populaires d’avant la deuxième guerre mondiale en France.


 

 

Je connaissais son art de la composition, sa capacité à saisir les images à la fois les plus fugitives et les plus signifiante, armé de son Leica, ce mythique appareil photo qui lui permettait de prendre des images sur le vif, en toute discrétion.


 Mais je dois dire que j’ignorais beaucoup de la vie et de l’œuvre de celui qui fut surnommé “l’oeil du siècle”.

Henri Cartier-Bresson avait étudié  tout d’abord étudié la peinture et fréquenté les surréalistes. Mais il avait également par la suite été un artiste politiquement engagé, y compris dans la presse communiste. Exposé dans les grands musées (Museum of Modern Art de New-York –le fameux MOMA), il avait enfin créé après la guerre la coopérative Magnum Photos, sillonnant lui-même le monde en photoreporter.


Pour ma part, j’adore tout particulièrement :
 
Prostituées de Calle Cuanchtemoctzim (Mexique) :

 
 


 

 
 
Shanghaï. Scène de panique à Shanghaï quand l’or fut mis en vente pendant les derniers jours du Kuomintang :
 
 
 

Et surtout : Moscou, 1954 :


Moscou


 
Henri Cartier-Bresson fut le 1er photographe occidental à entrer en URSS après la mort de Staline
Cette photo nous montre deux jeunes femmes de Moscou regardées par deux soldats, rendant peut-être ainsi à l’URSS le statut d’un pays comme les autres, où le regard des hommes contemple la beauté féminine...

 

Quelle plus belle conclusion que cette pensée d'action d'Henri Cartier-Bresson :

"Photographier, c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur » 

N’est-ce pas ?


 Jean-Pierre MAURICE

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Jean-Pierre Maurice est également l'auteur du livre de photographies :

La Martinique des années 70
Blurb
24 pages - 3,99 €
La Martinique des années 70 : le livre

Contact :
Jean-Pierre MAURICE
Téléphone : 06 96 27 24 98
contact@jpmaurice.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
http://martinique-70.populus.org
 
 

samedi, avril 05, 2014

Photo : Afrique, la fête à Paris par Jean-Pierre MAURICE


A la veille de laisser ma Martinique natale pour un assez long séjour que j’espère agréable en « métropole », je me décide enfin à sortir cette photo –prise en 1975- d’un foyer africain à Paris.

Descendu de Bordeaux en décembre 1974, je redécouvrais alors Paris, avec un œil de photographe amateur cette fois.

A l’époque, j’adorais écouter le Gros Ka dans les rues de Paris ou au jardin de la basilique du Sacré-Coeur à Montmartre. Et la troupe martiniquaise de théâtre « Ki mafouti é sa » attirait les foules de familles antillaises. Mais nous y reviendrons…

Paris 20ème, métro Porte de Montreuil. J’ai pris cette photo par un bel après-midi d’un beau samedi de juin :
Foyer africain à Paris en 1975. Copyright : Jean-Pierre MAURICE
 
Tam Tam et danses africaines. Le soleil est au rendez-vous, et la joie est sur les visages, au cours de cette journée « portes ouvertes » au foyer des travailleurs africains du 49 avenue Léon Gaumont, Paris 20ème arrondissement.
Un moment de fête, mais aussi de revendication pour les locataires de ce foyer alors en lutte depuis 5 ans.
Décidément, comme l’a si bien dit Saint Augustin : «  Le monde est un livre, et ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une page… ».
N’est-ce pas ?
 Portez-vous bien,
 Jean-Pierre MAURICE
 
 

dimanche, mars 30, 2014

Carnaval de Martinique. Tanbou Bô Kannal : les meilleurs ?



Une carte postale de Jean-Pierre MAURICE met en avant Tanbou Bô Kannal, le groupe à pied bien connu du carnaval de Martinique :
 
J’ai pris cette photo à Fort-de-France, tout près de place de la Savane, au carnaval 2014...

 
Tanbou Bô Kannal. Photo : Jean-Pierre MAURICE


Authentique référence du carnaval martiniquais, le groupe Tanbou Bô Kannal (TBK) est né en 1973 à Fort-de-France, au quartier rive droite Levassor (Bô Kannal) *.

Ce goupe à pied, composé de joueurs de tambour, de joueurs de ti bois (tibwa) frappant deux baguettes sur un bambou, de cuivres et de danseuses, est né à une période où les chars sonorisés et précédant les carnavaliers attiraient les foules grâce à la puissance de leurs décibels.

Sa popularité lui a valu d’être un modèle aujourd’hui répandu et très valorisé, quasiment chaque commune de l’île ayant désormais son orchestre de rue.

A la fois groupe à pied et association militante de la culture martiniquaise ayant une approche musicale et sociale, Tanbou Bô Kannal inspire la fierté pour avoir si bien su préserver et promouvoir la tradition populaire du carnaval de Martinique.
 

Jean-Pierre MAURICE
*Voir "La Martinique des années 70" de Jean-Pierre MAURICE : un témoignage -en images et en mots- d'une époque où la Martinique cherchait son identité, à travers ses manifestations culturelles ou les nombreux conflits sociaux du moment.
 


Jean-Pierre MAURICE, auteur du cliché :


 « J’ai pris cette photo à Fort-de-France, tout près de place de la Savane, au carnaval 2014.

Je souhaitais mettre en valeur l’originalité du groupe -par ses tambours et ses ti-bois (baguettes frappant un bambou), ainsi que ses costumes.
La vidéo (publiée sur Youtube) que j’ai filmée le même jour révèle d’autres détails (les danseuses) et montre bien l’émerveillement de la spectatrice ravie dansant sur le trottoir. »


Vidéo « Tanbou Bô Kannal » sur Youtube :






 

samedi, mars 08, 2014

MARTINIQUE : où va l'école ?


Dans une récente et subtile interview accordée au magazine l’Etudiant, Mme Catherine Bertho-Lavenir -rectrice de l’académie de Martinique, dresse  le portrait d’aujourd’hui et de demain de l’école et de l’université en Martinique.

Le sujet est d’importance et n’est pas sans inquiéter maints observateurs du microcosme martiniquais. A l’université bien sûr : éclatement de l'Université des Antilles et de la Guyane (UAG), querelles intestines, fuite des étudiants…  Mais aussi dans les lycées et collèges où bon nombre de chefs d’établissements portent avec foi, courage, intelligence et persévérance les espoirs d’une Martinique de l’effort et de la réussite.
Pour sa part, la rectrice de l’académie de la Martinique, qui reconnaît que «les familles attendent beaucoup de l'école »  esquisse un constat :


Catherine Bertho-Lavenir (rectrice de Martinique)



-Pour l’université d’abord :

« L'UAG a de très bons enseignants et un fort potentiel. En outre, elle occupe un créneau sur lequel elle n'a pas vraiment de concurrents. C'est l'avant-poste de l'enseignement supérieur en France pour les États-Unis, l'Amérique centrale et les Caraïbes. »


Puis pour l’école :

« La société caraïbe combine un taux de chômage élevé et la montée d'une délinquance liée à la drogue»


 
Mais c’est bien évidemment une sorte de programme qui nous est présenté dans cette subtile interview en deux temps :

-Pour l’université : « inciter (les jeunes) à intégrer l’UAG »

-Pour l’école : « L'objectif est que les élèves entrent au collège en maîtrisant les outils de la réussite scolaire… »

En conclusion, Mme   Catherine Bertho-Lavenir affirme :

 « Les établissements scolaires sont des bastions où nous essayons de faire régner le calme pour les élèves… il faut investir dans le scolaire. C'est un impératif de la République. »

                                                                 *****
Comme nous le savions tous, l’université et l’école de Martinique ont du pain sur la planche… loin des querelles.

Jean-Pierre MAURICE